Un samedi comme les autres - Harold Brown

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Un samedi comme les autres

En descendant l’escalier de mon immeuble, j’ai constaté que les peintures des murs étaient de plus en plus décrépites. Parmi mes connaissances, j’ai un ami peintre en bâtiment. Je devais absolument lui demander un devis pour le ravalement de la cage à escaliers. J’ai envoyé immédiatement un message électronique à cet ami pour l’informer de ma demande. C’était un peu formel, mais je voulais présenter ce texte en même temps que le devis à la prochaine assemblée de copropriétaires. Mélanie, ma voisine, me salua sur le pas de la porte. J’ai tout de suite vu qu’elle n’était pas dans sa meilleure forme. Le nez rouge, une écharpe en laine autour du cou, elle m’expliqua qu’elle s’était enrhumée, la veille. Elle n’avait pas prévu de rentrer si tard chez elle, et elle n’était pas assez couverte. Une marche de dix minutes avait suffi pour qu’elle attrape froid.

Je lui ai conseillé de prendre une infusion de thym sucrée au miel et de mettre dedans un jus de citron frais. Puis, elle devait aller se coucher directement après avoir bu ce mélange. Elle me remercia de cette recette, qu’une de mes tantes m’avait transmise. Je n’avais pas fait trois pas dehors que j’ai vu madame Martin. C’est la cousine de ma collègue Julie. Madame Martin est très âgée. Je voyais qu’elle avait des difficultés pour traîner son sac de courses monté sur roulettes. Je l’ai accompagnée jusqu’à son domicile. Avant que je reparte, elle me donna un sachet de biscuits au chocolat, qu’elle cuisine elle-même. Ce n’était pas la première fois qu’elle m’en donnait, je savais qu’ils étaient excellents. Je suis reparti avec le paquet de biscuits, sans oublier de saluer Lucie, l’aide à domicile de la vieille dame.

C’était un début de journée ordinaire. Le samedi, je rencontre des amis et voisins de mon quartier. J’ai mes petites habitudes. Je passe prendre un café avec un ami au petit restaurant du coin. Nous parlons de l’actualité et de ses petits-enfants. Ensuite, immanquablement, c’est une partie d’échecs chez mon frère qui est prévue, sauf quand il a eu à s’absenter pour un traitement ongles des pieds Terrebonne. Généralement, nous sommes de force égale, mais dernièrement, il gagne un peu plus souvent. Pour le dîner, je retrouve Lise et Jean-Pierre, ma sœur et mon beau-frère, dans un autre restaurant. Nous aimons découvrir de nouveaux établissements, et nous changeons de lieu de rendez-vous toutes les semaines. En rentrant chez moi, après ce dîner, je flâne dans les rues, ou je me promène dans un jardin public.