Préparer son avenir, mais choisir son destin… - Harold Brown

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Préparer son avenir, mais choisir son destin…

Préparer son avenir, mais choisir son destin… - Harold Brown

Ma seule famille, c’est mon petit-fils, qui vient tout juste d’avoir 16 ans. Ma femme a rendu l’âme l’année dernière. À 11 ans, ses parents avaient perdu la vie dans un terrible accident de voiture aux États-Unis. L’avocat du chauffeur responsable de la collision nous avait fait une offre : une indemnisation à hauteur de 700 000 dollars. « C’est notre meilleure offre », disait-il. Quand un avocat américain prononce cette phrase, ce n’est jamais un coup de bluff. Mais s’il avait fait le déplacement depuis New-York, c’est surtout pour éviter une publicité tapageuse, car son client n’était autre que le fils d’un homme d’affaires très connu, figurant parmi les principaux contributeurs des campagnes électorales.

Comment mes rêves sont devenus réalité

Cette offre est tombée pile au moment où j’étais désespéré du fait que trois banques à Montréal, et deux au Québec, avaient refusé de m’octroyer un prêt. Sans doute, l’avocat américain était-il au courant de ma situation financière pour s’être montré pour le moins intransigeant. En tout cas, j’ai signé l’accord. J’ai entrepris différents travaux, modernisé le design intérieur comme extérieur de l’appartement. Tout était à redéfinir. Je voulais avoir une salle de séjour qui ouvre directement sur une véranda entièrement vitrée. Je souhaitais également que la cuisine ouvre sur le salon, et que dans toutes les cages d’escalier, il y ait des capteurs de mouvement qui allument automatiquement tous les lumières. À l’extérieur, la piscine est désormais protégée par des abris dédiés, des lampadaires encastrés sont disposés sur le contour du jardin et d’autres accrochés sur les façades. Puis, il me fallait aussi des avant-toits, puisque les façades sont fortement exposées au soleil. Et le moins que je puisse dire, c’est que la facture pour l’achat d’un auvent voile Longueuilfut salée.

Espérant que mon petit-fils concrétisera aussi ses rêves

Après avoir réalisé mes rêves, il fallait que j’aide mon petit-fils à concrétiser les siens. Je n’ai pas eu à réfléchir longtemps pour savoir comment faire fructifier les fonds à ma disposition. Je me suis renseigné, notamment sur le REEE (régime enregistré d’épargnes-études), un programme de placements financiers du gouvernement pour les « études post-secondaires » des enfants, ou petits-enfants. Mon petit-fils, lui, veut devenir médecin urgentiste. Il y a certes différentes contraintes, mais j’ai choisi le REEE parce que les revenus de placements et les gains en capital sont exempts d’impôts, et que c’est le moyen le plus sûr pour prendre en charge les frais d’études de mon garçon. En tout cas, je compte bien, après son baccalauréat, l’envoyer dans la même Faculté de médecine que sa mère : à New-York.